Appel à la BNS pour un engagement lors de l’AG de Chevron

Stop TiSA s’associe à de grandes ONG et associations pour demander à la Banque Nationale Suisse d’intervenir lors de l’Assemblée Générale de Chevron, le 31 mai 2017, pour un engagement en faveur de l’environnement et des droits humains.

Les multinationales doivent se plier aux normes éthiques !

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Cet appel a été signé par un large éventail d’organisations œuvrant dans des domaines divers comme la protection du climat, des droits humains, la responsabilité des entreprises multinationales, la protection des peuples indigènes, le respect des droits de générations futures, des droits des travailleurs, du droit à la santé,

Voir: http://www.cetim.ch/chevron-appel-la-bns/

Signatures (au 24 mai 2017) :
Alliance climatique Suisse, AAA+ (Assemblée des actionnaires actifs positifs), Amnesty International-Suisse, ASK (Groupe de travail Suisse-Colombie), Attac – Suisse, CADTM, CSSR (Centrale sanitaire suisse romande), CETIM (Centre Europe-Tiers-monde), Fossil Free Suisse, Grands-parents pour le climat – Suisse, Greenpeace – Suisse, Comundo, Marche mondiale des femmes-Suisse, Medicus Mundi – Suisse, Multiwatch, SPM (Société pour les peuples menacés) – Suisse, Solifonds, Stop TiSA – Suisse, Uniterre.

Pavoisement du Pont du Mont-Blanc à Genève – Communiqué de presse du 13 avril 2017

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Cette semaine, le Comité Stop TiSA a obtenu, avec beaucoup de joie, la pose par la Ville de Genève de 8 drapeaux sur le pont du Mont-Blanc. Ces drapeaux dénoncent le traité TiSA (« Trade in Services Agreement », soit en français « Accord sur le Commerce des Services »).

Nous rappelons que les communes suivantes ont voté des résolutions contre TiSA : La Ville de Genève, Carouge, Plan-les-Ouates, Puplinge, Grand-Saconnex et Meinier. A celles-ci s’ajoute le Grand Conseil du Canton de Genève. Aujourd’hui, nous relançons les communes qui ne se sont pas encore prononcées. Nous incitons également les communes déclarées ZONE HORS TiSA de l’indiquer par un écriteau complémentaire à l’entrée de leur localité. Pour la Ville de Genève et Carouge, la démarche est en cours.
TiSA est un traité en cours de négociation à Genève depuis janvier 2012, entre 50 pays.

Ce traité est un danger pour les services publics, qui seraient en concurrence directe avec les grandes multinationales des services, celles qui ont comme seule motivation le profit maximal. Il y a un risque déplorable d’«ubérisation» progressive de toute la société.

Rappelons-nous le conflit entre Uber et les taxis genevois, non résolu pour l’instant. Pierre Maudet (Conseiller d’Etat chargé de l’économie) institutionnalise des conditions de travail précaires pour les chauffeurs Uber, et en cascade, pour les chauffeurs de taxi. C’est le conflit des institutions publiques, ayant des normes de travail et de qualité, contre la jungle des prestations aux mains des multinationales privées à des fins exclusivement lucratives.

L’éducation, la santé, les transports, les services industriels, la poste, la police doivent rester en mains publiques pour assurer un service égalitaire, un service véritablement destiné aux citoyens. C’est pourquoi il faut refuser TiSA.

Les négociations sont actuellement au point mort, dans l’attente du positionnement de Donald Trump. La pression de la société civile et du monde politique contre TiSA est plus que jamais nécessaire. En effet, en cas de reprise des négociations, les dates de signature pourraient tout à coup devenir imminentes.

Guillaume Barazzone avait refusé la pose des drapeaux le 4 décembre 2016, lors de la manifestation internationale STOP TiSA, au motif qu’un organisme onusien (ONUSIDA) l’avait demandé avant nous.

Il affirme tout à coup que l’affaire est « trop politique », comme si les drapeaux pour les « grands salons » genevois, les événements sportifs, les congrès internationaux ou encore pour la lutte contre la torture n’étaient pas également une forme de position politique. Heureusement, les autres élus ont soutenu avec vigueur ce pavoisement du Pont du Mont-Blanc, en particulier Sandrine Salerno, Sami Kanaan et Alfonso Gomez qui s’expriment dans ce sens dans 20 minutes, nous les remercions ici.

Pour le Comité genevois Stop TiSA,
Chloé Frammery,
Michel Pomatto,
Gérard Scheller.

Manifestation STOP TiSA à Genève le 4 décembre 2016

Manifestation Stop TiSA 4 décembre 2016 à Genève

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TiSA est un traité négocié entre 50 pays, en totale opacité, depuis début 2012.

L’OBJECTIF DE TISA : LIBÉRALISER L’ENSEMBLE DES SERVICES
Cela veut dire les soumettre à la concurrence internationale et les déréglementer au maximum, qu’il s’agisse de services publics, de services subventionnés ou mandatés.

Les prestations fournies seront dès lors considérées comme de la concurrence déloyale par les multinationales.
L’Etat (donc le contribuable) devra alors subventionner à même hauteur un service public et son homologue du secteur privé. Même les acquis sociaux et syndicaux seront attaqués.

LA DÉMOCRATIE,UN « OBSTACLE AU COMMERCE » ?
Certaines politiques publiques, même décidées démocratiquement, dans le domaine des transports,de l’énergie, de l’environnement, de la protection des consommateurs ou encore de la santé et de la formation deviendront inapplicables car considérées comme des « obstacles non nécessaires au commerce », des obstacles aux pro ts et aux intérêts des multinationales, au détriment des petites et moyennes entreprises locales et des associations.

DES TRIBUNAUX D’ARBITRAGE PRIVÉS
TiSA prévoit, comme les autres traités (CETA, TAFTA…), un organisme de règlement des différends Etat contre Etat, compatible avec celui de l’OMC, c’est-à-dire basé sur un arbitrage privé, avec à la clef des millions d’indemnisations pour les multinationales, si les pro ts se trouvent être limités par des lois de l’Etat « fautif ».

ENCORE DAVANTAGE D’AUSTÉRITÉ
Ce traité renforce les politiques d’austérité, déjà pratiquées actuellement par nos Etats, politiques n’ayant d’autre dessein que de renforcer les privatisations au seul pro t des actionnaires. Une fois privatisés, les services deviendront inaccessibles aux plus démunis et appauvriront les classes moyennes.

SE DÉCLARER « ZONE HORS-TISA » : UNE DÉMARCHE INDISPENSABLE
Conscientes de la menace qui pèse sur nos droits démocratiques, plusieurs cantons et communes se sont déjà déclarées « zones hors TiSA » (liste actualisée en avril 2017) :
Les cantons de Genève, Vaud et Zoug.
Les communes de  Baden, Bellinzone, Berne,  Biasca, Carouge,  Genève (Ville), Le Locle, Lausanne, Meyrin, Ostermundigen, Plan-les-Ouates, Puplinge,  Renens, Sainte Croix, Vevey, Zurich.
Ajoutons que les communes de Bardonnex, Grand-Saconnex et Meinier ont voté des résolutions demandant la transparence des négociations de TiSA.
Le 8 novembre 2016, les employés syndiqués de la Compagnie Générale de Navigation (CGN) du Lac Léman, ont rejoint le mouvement.
Enfin, en Europe, 2000 collectivités se sont déclarées contre les accords de « libre-échange ».

Stop-TiSA-GE, Stop-TiSA-VD, Stop-TiSA-Bâle, Acidus, Adetra, AGEEP, Alliance Sud, Les Amis du Monde diplomatique, Assoc. de Soutien au Peuple Grec, ATTAC Suisse, ATTAC France, ATTAC GE, CADTM, Cartel Intersyndical, CGAS, CJP, FAMCO, Les Verts, MvRC, PdT, PRG, PSI, solidaritéS, SEV CGN, SPG, SSP/VPOD, Syndicom, Unia, Parti Socialiste Genevois, SIT.